Deuils de miel – F. Thilliez

DEUILS_DE_MIELJPG« Deuils de miel » Franck Thilliez, Pocket (14.10.2010)

Collection(s) Thriller

ISBN 9782266205009

Prix Sang d’Encre des lycéens

Quatrième de couverture

Une femme est retrouvée morte, agenouillée, nue, entièrement rasée dans une église. Sans blessures apparentes, ses organes ont comme implosé.

Pour le commissaire Sharko, déjà détruit par sa vie personnelle, cette enquête ne ressemblera à aucune autre, car elle va l’entraîner au plus profond de l’âme humaine : celle du tueur… et la sienne

Mon avis : ce troisième roman de Thilliez, paru aux Éditions La Vie du Rail en 2006 puis chez Pocket en 2010, peut être considéré comme la suite de « Train d’enfer pour ange rouge » plongeant, à nouveau, le lecteur au coeur d’une enquête menée par le commissaire Sharko !

Thilliez nous offre une fois encore une véritable plongée en apnée au cœur de l’ignominie humaine. Aucun répit n’est donné au lecteur. Une écriture d’un dynamisme à couper le souffle, une intrigue ciselée au bistouri et une descente dans l’enfer d’un terrible drame intérieur …

Un trhiller époustouflant, prenant, haletant, que j’ai dévoré en deux après-midi ! Il faut dire que j’étais impatiente de savoir ce qu’était devenu Sharko depuis que je l’avais quitté à la fin de Train d’enfer !

Le seul bémol que je peux mettre à cette lecture, c’est qu’à force de lire cet auteur, je commence à le percer, ce qui me prive de quelques rebondissements puisque je m’y attends !

Cela dit, les chutes sont toujours MOR-TELLES !

Âmes sensibles s’abstenir !

Mon Oeil

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Maîtres du jeu – K. Giébel

maitres-du-jeu-karine-giebel« Maitres du jeu » de Karine Giébel – Pocket septembre 2013

ISBN 978 2 266 24300 1

Il y a des crimes parfaits.

Il y a des meurtres gratuits.

Folie sanguinaire ou machination diabolique, la peur est la même.

Elle est là, partout : elle s’insinue, elle vous étouffe …

Pour lui, c’est un nectar. Pour vous, une attente insoutenable. D’où viendra le coup fatal ? De l’ami ? De l’amant ? De cet inconnu à l’air inoffensif ? D’outre-tombe, peut-être … (Quatrième de couverture)

Je vous l’avais annoncé dans mon dernier article consacré au roman de Karine Giébel « Les morsures de l’ombre », qu’un deuxième devait suivre cette semaine. Chose promise, chose due, me revoilà avec « Les Maîtres du jeu », petit recueil de deux nouvelles.

Première nouvelle  « Post Mortem »

Morgan Agostini est une actrice très en vogue. Un jour, alors qu’elle est convoquée chez un notaire, elle se voit léguer une propriété perdue en Ardèche par un homme qu’elle ne connaît pas, au grand damne du frère de celui-ci. La dernière volonté du défunt est que Morgan en fasse usage pour l’association caritative dont elle est la marraine. Elle se rend alors sur les lieux avec son mari …

# Je me demandais comment Karine Giébel allait s’en sortir dans l’exercice de la nouvelle, elle qui a pour habitude d’écrire des romans de quatre cents pages minimum ? Autant vous le dire tout de suite, je n’ai pas été déçue ! Encore une histoire bien ficelée avec une chute inattendue ! Et cette écriture dont on ne peut plus se décoller !

Deuxième nouvelle «  J’aime votre peur »

Sonia Lopez est une jeune éducatrice. Elle accompagne, pour une escapade de cinq jours dans le Vercors, un groupe de seize gamins handicapés. Épaulée par un éducateur sportif, deux parents, et un chauffeur tout ce qu’il y a de particulier … Ils vont croiser le chemin de Yann Dumonthier, jeune enquêteur de police, qui est à la recherche de Maxime Hénot, un dangereux psychopathe échappé d’une unité de soins d’un hôpital psychiatrique où il vient de tuer un infirmier.

# J’ai été franchement moins enthousiasmée par la lecture de cette deuxième nouvelle bien que l’auteure ne laisse jamais son lecteur s’ennuyer. Malgré tout, j’ai moins accroché, sans doute parce que tout me semblait assez téléphoné. Et oui, ça ne peut pas marcher à tous les coups !

Mon Oeil

La maison des miroirs – J. Connolly

LA_MAISON_DES_MIROIRS« La maison des miroirs » de John Connolly

Texte inédit paru chez Pocket le 13.06.2013

Quelques meubles minables. Une odeur infecte. Aux murs, des miroirs, et encore des miroirs. Ici, il y a vingt ans, John Grady a tué quatre enfants.

Ce n’est plus une maison, c’est un tombeau.

Et quelque chose y demeure, qui ne demande qu’à ressurgir. Chargé de surveiller cet endroit sinistre, Charlie Parker scrute les ombres…

Il n’est pas seul : dehors, un homme étrange attend de recouvrir une dette. Le « Collectionneur ».

Et si le pire était à chercher de l’autre côté des miroirs ? (Éditeur)

Mon avis : Sur le sujet éculé des esprits maléfiques, Connelly, dans ce texte inédit, n’en fera malheureusement pas une œuvre de référence du genre ! Ce thriller dont l’écriture manque de nervosité est à la limite du soporifique.

Une mise en place très lente pour un sujet finalement peu exploité, à mon sens, hormis sur la toute fin du livre. Un manque d’intensité patent pour une écriture qui traîne en longueur … Dommage !

Une vraie déception pour cet auteur connu et reconnu du genre !

Mon Oeil

Pas d’orchidées pour Miss Blandish – J. H. Chase

chase_blandish« Pas d’orchidées pour Miss Blandish » de James H. Chase (1939, remanié par l’auteur en 1961).

Le bonheur, ni plus ni moins, est ce qui attendait la très riche et très jolie Miss Blandish.

Le bonheur sans tâche, complet, à l’ombre d’un père milliardaire, pour une vie faite de beauté.

C’était compter sans les innombrables petites frappes en manque d’argent. C’était faire abstraction de la bande de M’man Grisson et de son psychopathe de fils, mélange de débile léger et de sadique malsain.

Kidnappée la veille de ses noces, son fiancé abattu sous ses yeux, Miss Blandish va basculer en enfer.

Quotidiennement. Sans une seconde de répit. En proie à l’amour brutal d’un demi-fou, à ne souhaiter plus qu’une seule chose : qu’on lui donne la mort…

Écrit en l’espace de six week-ends, « Pas d’orchidées pour Miss Blandish » est devenu, dès sa publication, un immense classique. (Éditeur)

Mon avis : Une histoire de gangsters dans l’Amérique des années 30, sans doute aux lendemains de la Prohibition. Une fille de millionnaire, un collier, un gangs de petites frappes, un détective privé et des coups de feu … Tout y est ! Plus on avance dans le roman, plus ça va crescendo. Un vrai polar ! Je ne peux que le conseiller !

Robert Aldrich en a fait une adaptation cinématographique en 1971. Des critiques que j’en ai lues, il développe dans son film la théorie du syndrome de Stockholm …ce qui ne correspond pas au roman !

Mon Oeil